Great Barrier Reef (suite)

Vous avez pu constater dans un premier article ce que nous avons eu l’occasion de voir durant nos 5 plongées.

Voici maintenant ce que nous AURIONS DU voir…

[photos prises par notre instructeur de plongée, Masanori, durant ses nombreuses autres plongées]

Voici quelques photos du voilier avec lequel nous avons navigué jusqu’à la Grande Barrière de Corail. En exclusivité, une photo du capitaine (vous le reconnaîtrez à sa position de…capitaine !) et une photo de nous avec notre instructeur de plongée, Masanori (que vous reconnaîtrez à…son profil japonais !).

Conseil de road-triper : la compagnie avec la laquelle nous avons navigué s’appelle Rum Runner. C’est une petite affaire privée qui utilise un assez vieux voilier (mais qui est tout à fait correct) mais n’accueille pas beaucoup de monde à bord (une vingtaine de personnes, équipage compris). Les prix ne sont ni trop chers, ni bon marché : aux alentours de 350$ pour deux jours de voilier et 7 plongées, dont une de nuit, pour ceux qui sont déjà certifiés en plongée. Et aux alentours de 700$ pour la même chose + un jour supplémentaire de cours théoriques et cours en piscine pour ceux qui veulent passer leur certification PADI (Open Water Diver).

Personnellement, nous pensons que les cours étaient dispensés avec professionnalisme (nous nous sentons tout à fait à l’aise en plongée dorénavant). Le fait que le nombre de participants était assez réduit était un point positif. En revanche, les plongées ont été faites “inner reef” et le voilier était loin d’être luxueux (cabines minuscules, douche au-dessus du cabinet de toilette). A vous de voir maintenant…

La Grande Barrière de Corail (Great Barrier Reef)

La Grande Barrière de Corail est le site de plongée le plus réputé dans le monde entier. C’est également une des 7 merveilles naturelles au monde. Vous comprendrez donc aisément en regardant les photos notre petite déception lors de nos plongées. En effet, la Grande Barrière de Corail, en ses sites les plus touristiques, n’est plus ce qu’elle était dans le passé (le tourisme de masse ayant partiellement détruit les coraux). Mais nous avons tout de même apprécié le séjour de deux jours sur un voilier et les 5 plongées que nous avons réalisé afin d’obtenir notre certificat de plongée niveau 1 (Open Water Diver).

Conseil de road-triper : nous vous conseillons de faire le choix de plonger « outer reef », et non « inner reef » là où le tourisme a endommagé les coraux. Résistez aux discours des tours opérateurs qui vous diront qu’il n’existe pas de différence entre les deux et que tout dépend du temps qu’il fera. D’ailleurs, il est vrai que le temps impactera votre plongée (s’il fait mauvais, il y aura de forts courants, et donc une moins bonne visibilité sous l’eau, de ce fait, les couleurs seront moins belles). Choisissez donc bien vos dates (évitez la période Octobre-Mai compris). Si le temps n’est pas clément, mieux vaut attendre de plonger plus dans le sud de la Grande Barrière (Southern Islands).

Cairns

Cairns est une ville très réputée des voyageurs malgré le fait qu’elle ne soit pas la plus grande du Queensland, ni même du nord de cet Etat. En effet, Cairns est dotée d’un centre ville très dynamique et agréable (beaucoup de cafés, restaurants, boutiques, auberges de jeunesse et opérateurs touristiques). Son front de mer est particulièrement joli, notamment grâce au Lagoon, piscine publique à ciel ouvert donnant l’impression de se jeter dans la mer ! Le développement admirable de Cairns est sans aucun doute dû à la proximité de la partie nord de la fameuse Grande Barrière de Corail (où nous avons plongé : cf. article à venir).

Conseil de road-triper : Cairns est une ville très agréable où vous pourrez vous reposer quelques jours et éventuellement souscrire à un des nombreux tours de plongée. Il existe des places gratuites à deux rues du centre ville (exemple : Abbott Street, Aplin Street, etc) mais attention aux voleurs, ils savent que les vans de backpackers renferment toute notre vie ! Nous avons eu la « chance » de surprendre un voleur en pleine action dans notre van, avant qu’il ne vole trop d’objets (mais nous avons tout de même perdu dans l’affaire une GoPro, un appareil photo compact et un Iphone !). Nous vous conseillons donc de garer votre voiture dans le champ d’une des nombreuses caméras qui scrutent les rues, et éventuellement de ne pas laisser dans la voiture vos principaux objets de valeur.

Wallaman Falls (Girringun National Park)

Nous voici dans l’Etat du Queensland, l’avant-dernier Etat que nous visiterons (et le dernier avec notre très cher van !). Le Queensland est l’Etat préféré des backpackers (traduction : voyageurs en sac à dos. Mais en réalité, le terme s’applique à tout voyageur un minimum intrépide. Avec notre van, nous sommes donc considérés comme des backpackers). Beaucoup de backpackers ne voient de l’Australie que Sydney (pour y travailler) et le Queensland (et éventuellement l’Ayers Rock). Mais nous pensons personnellement que c’est vraiment une perte de temps et d’argent que de venir jusqu’en Australie (l’autre bout du monde) pour n’en visiter que si peu !

Et c’est en beauté que nous commençons notre visite du Queensland : par sa partie tropicale (le nord) et les Wallaman Falls. Avec ses 305 mètres, la cascade Wallaman est la plus haute d’Australie ! C’est donc à un magnifique spectacle que nous avons assisté ! S’écrasant avec force en contre-bas, la cascade crée d’impressionnantes vapeurs d’eau qui s’élèvent dans les airs et redescendent avec difficulté sous l’effet du vent engendré par la chute. Se forme alors un arc-en-ciel qui s’ajoute à la vue déjà sublime de la scène. Face à la cascade, un envoutant paysage s’est formé : les pentes de la falaise, sous l’effet de l’extrême humidité ambiante, se sont recouvertes de végétation d’un vert parfait. Imaginez… devant vous cette immense cascade précédée par d’énormes rochers tombés il y a plusieurs milliers d’années, à votre droite un courant d’eau s’écoulant à toute vitesse, derrière vous la forêt luxuriante que vous venez de traverser, et à votre gauche des falaises recouvertes de mousse, tout autour de vous de la brume et des rayons de soleil la transperçant ! Envoûtant…

Conseil de road-triper : Bien que la vue de haut soit sublime, nous vous conseillons de prendre votre courage à deux mains et de descendre en contre-bas à travers la forêt humide pour profiter pleinement de la vue en bas. Pour atteindre la cascade, il est indiqué que vous aurez à parcourir une 40aine de km depuis la ville la plus proche. Hors, il n’est pas précisé que le tiers se fait sur une route très étroite, sinueuse et pentue à travers la montagne. A vous de voir si votre véhicule (et votre motivation) peut tenir le coup !

Darwin

Darwin est la « capitale » du Northern Territory. L’ambiance y est tropicale et détendu. Mitchell street est très dynamique grâce à ses nombreux bars et auberges de jeunesse. Le front de mer a bénéficié d’un projet de plusieurs millions de dollars afin de le développer. Un brin d’histoire : pendant la Seconde Guerre Mondiale, Darwin était en première ligne dans le combat des Alliers contre les Japonais. En 1974, le cyclone Tracy dévasta la ville, ne laissant sur les 11000 maisons seulement 400 d’entre elles. Tout a alors du être reconstruit.

C’est à Darwin que nous avons dormi dans une auberge de jeunesse géniale, qui possède un bar et une piscine sur son toit (Malaleuca backpack).

Conseil de road-triper : La ville peut être visitée en seulement un jour. Réservez-vous un soir pour aller tester l’ambiance de Mitchell Street.

 

Litchfield National Park

Avec ses nombreuses cascades et piscines naturelles, le Litchfield National Park nous a séduit ! Alors que certains le pensent dans l’ombre du célèbre Kakadu National Park, d’autres disent que ce que n’arbore pas Kakadu, Litchfield le possède (« Litchfield-do, Kaka-don’t »). Au-delà de ses nombreux cours d’eau, le Litchfield regorge d’autres surprises telles que des termitières géantes, des kangourous, des crocodiles, des chauves-souris, et d’énormes araignées ! C’est d’ailleurs à cause de ces dernières que Christian et Camille ont préféré, dans le plus grand courage, ne pas prendre de douche plutôt que de devoir supporter la présence de grosses araignées velues et grisâtres qui avaient élu domicile dans les sanitaires.

Conseils de road-triper : faites tout de A à Z ! Tout vaut le coup ! Ne manquez pas de vous baigner à Florance Falls et Buley Rockhole ! Le camping de Wangi Falls (hormis les araignées dans les douches) est très bien et pas très cher ($6,60/pers).

Alice Springs -> Katherine

1200 km séparent entre Alice Springs (au centre de l’Australie) et Katherine (partie nord du Northern Territory). C’est un très long chemin, fatiguant, qui est heureusement ponctué de petites surprises. En effet, afin d’attirer les automobilistes, certaines localités affichent des « attractions » particulières, très atypiques pour certaines. Dans l’ordre de visite : le Red Centre Farm qui vend des produits à base de mangue (dont du vin), le Barrow Creek Hotel dont les murs sont remplis de billets de banque et de photos de voyageurs de passage, la Wycliffe Well Roadhouse qui revendique de nombreuses apparitions d’OVNI au-dessus de la station service et qui a donc décoré celle-ci en conséquence, les magnifiques Devil’s Marbles qui sont d’énormes rochers arrondis par l’érosion (selon les croyances aborigènes, il s’agirait des œufs du Serpent Arc-en-Ciel), le Daly Waters Pub qui est également décoré de divers objets (billets, tee-shirts, soutien gorges, etc) et qui propose des hamburgers au barra (poisson), le Fran’s Devonshire Teahouse qui propose des tourtes au buffle ou au chameau, et Mataranka et sa piscine d’eau de source chaude (ET ses dizaines d’araignées suspendues au-dessus !).

Conseil de road-triper : organisez-vous pour arriver aux Devil’s Marble au lever ou au coucher du soleil, au Daly Waters Pub pour le déjeuner avant 14h ou pour le dinner après 18h30, et au Fran’s Devonshire Teahouse pour le déjeuner. Essayez absolument quelques produits du Red Centre Farm (mangues délicieuses !).

West MacDonnell Ranges

S’étendant de part et d’autre d’Alice Springs, les MacDonnell Ranges sont une longue chaîne de montagnes. La partie ouest est plus connue que la partie est, et le tout est largement ombragé par les plus touristiques Uluru et Kings Canyon. Mais ces montagnes gardent leur charme.

Conseil de road-triper : une journée suffit à visiter la partie ouest. Ormiston est très beau. En revanche, Ochre Pits est un peu décevant.

Kings Canyon

Kings Canyon, ta ballade était longue et éprouvante, mais tu en as valu la peine ! La combinaison falaises immenses/formations rocheuses de type Bungle Bungles nous a ravi ! Tu étais plein de recoins et de surprises. Tu nous as fatigué mais nous t’avons aimé !

Conseil de road-triper : La Kings Canyon Rim Walk est longue mais permet de voir beaucoup de choses. N’oubliez pas de faire les détours qui mènent aux lookout et à Garden of Eden (après la descente dans le canyon, juste avant de remonter). Selon vos préférences, vous pouvez faire la randonnée dans le bon sens ou non. En sachant que le début du sens officiel est une montée très raide mais assez courte, alors que sa fin (qui peut donc faire office de début) est longue mais beaucoup moins abrupte.

Uuru (Ayers Rock)

Nous y voilà enfin ! Le fameux Ayers Rock (nom originel : Uluru). Long de plus de 3 km et haut de 350 mètres, les deux-tiers de son volume sont enfouis sous terre et il est le plus gros monolithe du monde. Après l’avoir admirer au coucher du soleil, où il prend alors des teintes rougeâtre, nous l’avons contourné. Très longue ballade d’environ 4 heures qui nous a permis de le connaître de plus près. Pour la petite anecdote, les photos que vous voyez sont inédites car interdites ! A part la traditionnelle photo que vous avez tous vu de l’Ayers Rock (celle du versant exposé au coucher du soleil), beaucoup d’endroits du rocher ne peuvent pas être pris en photo. Les causes invoquées officiellement sont d’ordre culturelles (une histoire douteuse selon laquelle les aborigènes devraient venir voir en vrai Uluru et ne pas l’admirer à travers des photos) mais officieusement nous pensons plutôt qu’il s’agit là d’une arnaque commerciale (l’entrée du parc coûte 25 dollars par personne, du coup, si les gens peuvent admirer Uluru sous toutes ses facettes à travers des photos, ils ne feront plus le déplacement).

En revanche, nous avons entièrement cru aux raisons invoquées pour dissuader les touristes de grimper Uluru. En effet, une chaîne a été installé il y a des dizaines d’années afin d’aider ) l’ascension du rocher, mais il est aujourd’hui fortement déconseillé de le faire. 1ère cause : l’ascension est très dangereuse. Il y a déjà eu 35 décès (chutes ou crises cardiaques). 2ème cause : les aborigènes originaires de l’endroit (et de nouveau propriétaires) pensent que c’est par ce chemin que seraient arrivés leurs ancêtres (donc chemin « sacré ») et pensent qu’à chaque fois qu’il arrive quelque chose à un touriste, ils seront punis par le fait qu’il arrivera la même chose à un des membres de leur communauté. Chaque accident cause donc beaucoup de stress et de peine au sein de cette communauté. C’est pour ces deux raisons que nous avons fait le choix de ne pas faire l’ascension d’Uluru.

Conseils de road-triper : la Base Walk est très longue mais permet de faire le tour entier du rocher et d’en connaître tous les recoins. Svp, ne faîtes pas l’ascension d’Uluru. Respectez les croyances de la communauté aborigène propriétaire du lieu. Pour admirer Uluru au coucher du soleil, le Sunset car park est très bien mais bondé de touristes. Pour une vue moins conventionnelle et un calme plus grand, préférez le « Sunrise/sunset » car park (au sud).

Kala Tjuta (Olgas)

Nous voilà dans le Northern Territory (le 5ième Etat que nous visitons) ! Et après plus de 1500 km parcourus à travers le désert, nous commençons agréablement notre visite de cet Etat par les Olgas. Les formations rocheuses de Kala Tjuta, plus connues sous le nom de Olgas, se trouvent au sein du même parc national que Uluru (Ayers Rock). Il s’agit d’énormes rochers de la taille de petites montagnes, arrondis par l’érosion. Les Olgas offrent des scènes magnifiques qui ont su nous enchanter.  Verdict : à ne surtout pas manquer !

Conseil de road-triper : la randonnée nommée The Valley of Winds est certes longue mais superbe. Eventuellement, vous pouvez rebrousser chemin lorsque vous êtes arrivés au deuxième lookout (la fin de la randonnée est longue et pas si intéressante que ça). Et n’oubliez pas de prévoir quelque chose contre les mouches (flynet ou crème anti-mouches).

The Kimberley (Bungle Bungles + Wolfe Creek Crater)

Après avoir longuement envisagé de louer un 4x4 pour parcourir les parcs nationaux de la région du Kimberley (accessibles seulement par ce moyen), mais après s’être ravisés à la vue du prix faramineux, nous avons finalement opté pour un petit vol en Cessna au-dessus des principaux sites à voir. Nous avons donc eu l’occasion d’admirer les fameux Bungle Bungles, et également le deuxième plus gros cratère de météorite du monde (Wolfe Creek Crater : 880 mètres de diamètre et 60 mètres de profondeur). Ce fût aussi l’occasion de vivre notre premier vol en Cessna (enfin, seulement pour Camille et Martin, pas pour Christian-l’Avertit qui a déjà tout testé) et son instabilité face aux rafales de vent (Martin a d’ailleurs bien cru qu’il vivait là sa dernière heure !).

Conseils de road-triper : pour ceux qui ont au moins une semaine à consacrer à la visite du Kimberley, la location d’un 4x4 peut être plus intéressante (de l’ordre de 1800 dollars pour 10 jours avec la compagnie Wicked). Mais la caution est très chère : 5000 dollars ! De plus, si vous ne voyagez pas pendant la bonne période (les parcs nationaux du Kimberley sont fermés d’Octobre à Avril, pendant la saison des pluies), mieux vaut réserver un petit vol touristique en Cessna ou en hélicoptère. En Cessna : compagnie North West Regional Aviation, vol de 2h Combo Bungle Bungles + Wolfe Creek Crater = 490 dollars par personne. En hélicoptère : à partir de Warmun, vol au-dessus des Bungle Bungles = 370 dollars par personne (pas de combo proposé, mais le vol en hélicoptère doit probablement permettre de descendre plus bas).

Broome

Broome, Broome, que dire ? Excepté le fait que nous y sommes restés bloqués 3 semaines (pour y attendre le petit frère de Camille, Martin, mais également à cause d’un problème mécanique) et que nous nous y sommes bien ennuyés (Broome n’est pas une villes très dynamique), nous y avons pourtant passé de bons moments. Le cyber-café, la bibliothèque et les cafés de la ville ont été nos meilleurs compagnons (il fallait bien s’occuper et profiter au maximum de la climatisation !). Nous avons également eu l’occasion de faire une ballade en dromadaire (lors de laquelle Martin a vécu la grande aventure de se faire mordre à deux reprises par un dromadaire qui l’avait pris en grippe !). Nous avons aussi pu y admirer le phénomène naturel appelé Staircase to the moon (lune très brillante, dorée, voire rougeâtre, qui se reflète sur la marée basse pour donner un effet d’escaliers qui monte jusqu’à elle). En revanche, la chaleur y était intenable parfois (et très humide) et nous n’avons malheureusement pas pu profiter de la baignade pour cause de risques de se faire manger par un crocodile errant ou bien piquer par une Box Jelly Fish (méduse qui tient la place d’animal le plus venimeux au monde !). Enfin bref : Broome, nous étions tout de même contents de te quitter !

Conseils de road-triper : Broome peut être visité en seulement 2 jours (si vous tombez à la bonne période pour Staircase to the moon et pour les empreintes de dinosaures). Sinon, en simplement une journée (Cable beach, Town beach et sa marée basse, les cimetières japonais et chinois).